2017

Musée d'art contemporain de Montréal

Exposition Parle-moi d'amour - "Les Impatients"  

 Un instant dans l'existence, 2016.  Présenté dans le cadre de l'exposition Parle-moi d'Amour au Musée d'art contemporain de Montréal.  

Un instant dans l'existence, 2016.  Présenté dans le cadre de l'exposition Parle-moi d'Amour au Musée d'art contemporain de Montréal.  

L’image présentée ici montre une route désertique, vue à travers la fenêtre d’une voiture, avec à la droite du cadre, le rétroviseur, donnant à voir dans le miroir, l’autre direction de la route. Ainsi, les deux horizons sont visibles dans un même plan : la route devant et derrière. Au milieu de l’image et de la route, se tient un coyote, fixant l’objectif d'un regard presque humain, comme s’il interrogeait son destin. Quelle route prendra-t-il ? Choisira-t-il de repartir en arrière ? Ira-t-il de l’avant ? Cette question, au cœur de son inertie, interpelle le mouvement. Malgré le calme qu’il affiche, au milieu de la route, le coyote, est menacé d’un danger. Dans le rétroviseur apparait la silhouette d’un camion qui approche. Ainsi, l’image résume la pratique de l’artiste, toujours confronté à cette question philosophique : se mettre en mouvement dans l’espoir d’échapper à l’inéluctable ravage du temps ou contempler sa propre mort.

 

 

2016

Galerie C - Neuchâtel, Suisse

Exposition Zones poreuses - Carte blanche à Guy Oberson : Jennifer Alleyn y présente l'installation La Mue, 2016.

H : 42 cm L : 156 cm L : 207 cm

Technique mixte : Couture, construction. Matériaux : papiers, bois, vinyle, eau, tissu, fil, moteur, minuterie, senseur.

L’installation La Mue, présentée en Suisse au printemps 2016, est composée d’une immense courtepointe de papier déposée sur un lit mécanisé. Cette mosaïque rassemble par la couture, les morceaux épars sur lesquels on peut lire les bribes d’un chagrin d’amour. Ces écrits furtifs, souvent pressés de dire, sont déversés sur divers supports: enveloppes de comptes, vieilles factures, napperons de restaurant; et traduisent l’urgence de nommer au quotidien. Tels les cailloux du Petit Poucet, ces pièces détachées, amassées au fil du temps, marquées, abimées, déchirées par endroits, se trouvent ici réunies, recousues, dans une tentative de refermer les blessures. Les points de suture sont rendus visibles par le fil qui transperce les morceaux.  Trois mois de couture ont été nécessaires à sa production.

Sous le patchwork de papier, un matelas d’eau, mû par un levier motorisé silencieux, s'anime grâce à un détecteur de mouvement.

Lorsque le visiteur s'approche du lit pour lire les mots inscrits sur la courtepointe, le mécanisme invisible se déclenche et soulève bientôt toute la surface du lit, comme s'il se mettait à respirer. Dans cette œuvre au format considérable ( 120 po X 120 po) se côtoient les mots de la douleur, de la plaie ouverte et ceux de la résilience puis de l’acceptation.

 

 

2016

Galerie C - Neuchâtel, Suisse

Exposition Zones poreuses - Carte blanche à Guy Oberson : Jennifer Alleyn y présente la vidéo Respondere, 2016.

 

Respondere

Vidéo, monocanal, 6 min.

Édition : 3

La bande vidéo Respondere, 2016, poursuit la réflexion sur la difficulté de nommer des sentiments violents. Sur un écran d’ordinateur est ouverte une page de courrier électronique, un message blanc. Apparaissent alors les lettres tapées sur le clavier, qui tentent, par essai et erreur, de mettre en mots la douleur amoureuse. Un mot écrit, puis effacé, est remplacé par un autre. La phrase entière est ensuite effacée et la rédaction reprend du début. D’une durée de six minutes, la bande présente les multiples tentatives de réponse à une simple phrase : je m’ennuie de toi. Au terme de l’exercice, le message entier est sauvegardé comme brouillon, non envoyé, il sera retravaillé à perpétuité.

 

2011

Musée des Beaux arts de Montréal, Canada

Exposition Big Bang Son plus cher désir, une installation de Jennifer Alleyn avec la participation de Nancy Huston.

 Installation de Jennifer Alleyn dans l'exposition Big Bang au Musée des Beaux arts de Montréal.

Installation de Jennifer Alleyn dans l'exposition Big Bang au Musée des Beaux arts de Montréal.

« Les encres d’Edmund Alleyn invitent au voyage. Paquebots fantômes, mobilier d’une autre époque font remonter à la surface ce que l’homme se cache à lui-même : sa fugacité. Débris, fragments d’existence où l’humour jouxte l’étrangeté construisent un univers singulier.  En écho à ces images, bribes de souvenirs, éclats de sentiments échappés dans la nuit, perce un chant profond. “Dans l’obscurité, un murmure. Peindre cela.”, disait-il… »
– Jennifer Alleyn

« Les objets sont entrés en entropie. Ils tournent dans l’espace en s’éloignant les uns des autres, comme les planètes et les constellations dans le cosmos… On dirait que la planète Terre elle-même a fait l’objet d’un attentat monstrueux… Qu’une bombe très, très intelligente est venue y détruire l’humanité exclusivement – cette erreur grossière, cet être-dans-le-temps, ce ver dans le fruit – tandis que, intacts, imperturbables, et même plutôt gais, les objets continuent de flotter dans l’espace. Et l’artiste de fouiller ces débris – lunettes, transats, grenouilles, rouleaux de peinture, pyramides, portraits de Freud ou de Proust, œufs sur le plat, paire de bretelles, ciseaux, parties du corps, tableaux – à la recherche, dit-il, de “a few lost words”. »
– Nancy Huston

Pour plus d'infos sur l'exposition Big Bang

 

1997

Rendez-vous du cinéma québécois

Exposition Face à Toi

Voir la vidéo

Pour plus d'infos sur le film Toi de François Delisle

Photographies de Jennifer Alleyn,  sur le tournage du film Toi de François Delisle.

En 1997, le cinéaste François Delisle invite Jennifer Alleyn sur le plateau de son nouveau film Toi. Alleyn capte avec son objectif les coulisses du tournage, comme les scènes les plus intenses. Elle produit une série de duo photographiques pour l’exposition Face à toi. La sensibilité de la cinéaste-photographe parvient à traduire la solitude du réalisateur au coeur de l’agitation du plateau de tournage. Les comédiens Anne-Marie Cadieux, Laurent Lucas et Marc Béland sont à l’honneur.